Hier j'étais allongée sur mon transat au soleil, je venais de prendre mon Aimée en photo. Une jolie Armand Marseille de 1912.
Tout en étant allongée je l'a regardais je devrais même dire je l'observais. Elle était là debout à l'ombre et me fixait de ses beaux yeux bleus.
Nous étions toutes les deux en trains de nous dévisager. J'ai fermé les yeux pour échapper à son regard si pénétrant.
Et je ne sus pourquoi mais comme toute les fois ou je suis assises ou allonger au soleil mon esprit s'évade et voyage.......
Où se trouvais mon Aimée en 1912 ? Etait t'elle sur le Titanic le 14 avril 1912 ?? je ne pense pas elle semble si sereine que cela semble impossible qu'elle est pu vivre une telle
catastrophe.
Etait t'elle à Lyon près de de Mme Grouès le 5 août 1912. Jeune maman donnant naissance à son fils Henri qui deviendra l'Abbé Pierre ??
Non il ne me semble pas non plus.
Des chevaux viennent de passer dans la rue, les chiens aboient, l'espace d'un instant les oiseaux se sont tuent.....
Serais-ce un indice, ma petite Aimée était t'elle dans une maison avec des chevaux ?? la voie semble la bonne, car un sourire vient de ce dessiner sur ses lèvres.
A t'elle passé deux ans en vitrine du magasin de son créateur, magasin situé dans une rue pavée ???
Etait-elle confortablement installée dans une chambre d'enfant qui devait accueillir le 04 avril 1914 Marguerite, Germaine, Marie, Donnadieu, qui deviendra écrivain sous le pseudonyme de
Marguerite Duras ???
Cela je ne le saurai jamais mais une chose est certaine, je sens qu'Aimée à été aimée, que plusieurs petites filles l'ont tenues dans leurs bras.
Je crois en l'âme des objets et je sais que toutes mes demoiselles ont une âme, car lorsque j'en prends une dans mes bras que je la serres tout contre moi, je sens une émotion m'envahir et je
sais que beaucoup penseront que cela est normal car j'aime mes pepettes. mais personnellement je sais qu'il y a autre chose. Tout comme je sais que comme moi dans le passé une jeune femme s'est
posée les mêmes questions et qu'il en sera ainsi éternellement.
Si nos demoiselles pouvaient parler elles en auraient des choses à raconter. Je dis parler alors que je suis convaincue que déjà elles tissent discrètement un lien invisible entre elles et nous.
Certains sont plus aptes à le ressentir que d'autre.
Pour pouvoir y parvenir il faut que vous laissiez une porte ouverte, la porte de votre enfance, la porte du monde de l'imaginaire........
Je vous présente Aimée :o) Passez une bonne journée. Gros bisous Sylvie